Toujours sur ce thème du temps qui passe comme le sable entre les doigts. A vingt ans on est bouffi de
certitudes, le monde ne présente que peu d'intérêt. A vingt ans, le combat se focalise sur son nombril. La vie semble éternelle à tel point que certains n'ont même pas l'envie de la vivre. Par
inconscience? Forcément... Bien plus vieux, on réalise le temps perdu et la vacuité des exigences passées et le mépris que l'on a pu avoir.
Sur un tableau d'un de mes peintres modernes que j'adore: Alberto Pancorbo.
Si peu de temps encore
La vie est si courte alors que jeune elle me semblait infinie.
Elle me semblait trop longue, désespérante avec tant de si.
Alors qu'aujourd'hui je me sens tellement démuni,
Par le trop peu de temps qui me reste!
Ce sont ces secondes, ces minutes, ces heures qui,
Invariablement, inéluctablement, me délestent.
Je n'ai rien fait moi qui pensais avoir fait le tour!
J'ai encore besoin d’aimer, de courir, de vivre au long cours.
Encore un regard, une main qui me touche,
Encore une passion brûlante dans ma couche.
S'il vous plaît ! Donnez-moi encore un peu d'amour.
Des bras qui m'enserrent, des jambes qui s'ouvrent,
La chaleur douce, humide aux senteurs marines.
Un dernier bonjour, un dernier amour. Ultime.
Avant que la nuit ne m'envahisse,
Avant que le drap me couvre
Et que dans un cercueil l'on me glisse.
Gérard Brazon
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L'Artiste TOUTAIN à Puteaux. Hommage.






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