C'est au bord d'un plan d'eau comme disent les gens d'ici, d'un étang pour moi que je me promène en ces jours d'automnes. Il fait beau, presque chaud. Un arbre attire mon attention de l'autre
côté de l'étang. Sa parure est jaune vif, il frémit. Un arbre d'or se reflète dans l'eau. Il jette ses derniers feux, ces dernières pièces d'or. Le vent d'automne lui donne cette magie de la
vie! Dans deux semaines tout au plus, il sera nu.
J'espère avoir la chance de le voir renaître.
C'est pour lui, pour moi, pour tous ceux qui savent ce qu'est l'Automne des sens et des sentiments qui j'écris ce poème.
L’Automne d’une vie.
Lorsque passera la soixantaine,
Devenons-nous insensible à l’Hiver ?
Est-ce que viendra cette quarantaine,
Et les longues journées en solitaire ?
Celles des vieux clous dans les tiroirs,
Et des abandons dans les mouroirs ?
Lorsque passera la soixantaine,
Ce temps de troisième saison.
Sans crainte du croque-mitaine
Mais, sans plus aucune illusions.
Pour tous, un moment redouté.
Ou tout se conjugue à l’imparfait.
Les yeux mouillés du temps passé,
Des enfants qui vous ont oubliés.
L’automne est une belle saison.
Quand vient la soixantaine.
Pour peu d’y faire attention,
Elle est même souvent reine.
L’automne de la vie n’est rien.
Quand il devient l’été indien.
Gérard Brazon
Sur des Photos de
l'Etang de Choue dans le Loir et Cher
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L'Artiste TOUTAIN à Puteaux. Hommage.




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